mardi 1 juillet 2008
Bonnes vacances.
Premier juillet
ciel bleu et pur
douce chaleur
chant ininterrompu du merle familier
vocalise magique
AUTRE.
Je vous souhaite des vacances bénéfiques à tous points de vue.
Je serai de retour le 28 juillet.
lundi 23 juin 2008
Amusement littéraire.
Hamnessa suivie de Pom m'ont "taguée".
-Attraper le livre le plus proche.
-Ouvrir à la page 123 (ou 23 si le livre est court).
-Trouver la 5ème phrase.
-Recopier les trois suivantes.
-"Taguer" cinq autres personnes.
"Mais le pire, c'est la couleur de votre peau. Comment avez-vous obtenu ce gris-vert? C'est très curieux.
Cette femme était louangée depuis trente ans pour son teint.
-Je ne sais pas, dit-elle, c'est naturel."
Du côté d'Ostende - Jacqueline Harpman
Le résultat peut être déconcertant, amusant, pittoresque, curieux, attirant, etc...
Au tour de toutes celles et de tous ceux qui n'ont pas encore été "tagués".
dimanche 22 juin 2008
Au jardin...
Rose Léonard de Vinci (Meilland)
vendredi 13 juin 2008
Au jardin...
Rose compassion (Delbart - grimpant)
dimanche 8 juin 2008
Au jardin...
Rose d'Ispahan (David Austin)
lundi 2 juin 2008
Habitudes de lectrice...
"Quelques mots sur nos habitudes de lecteur et de lectrice", le tag que je reçois d'Aelys est plaisant. Je n'y avais jamais prêté attention... A mon tour de le proposer à toutes celles (et ceux) qui passent par ce blog.
Où et quand?
Où je me sens bien, de préférence jambes recroquevillées dans un coin de mon divan profond mais aussi à la terrasse d'un café, enveloppée des bruits de la ville...
Quand? quelques instants après le petit-déjeuner, le soir avant d'éteindre la lampe et à tous moments libres de la journée...
Comment je choisis mes lectures?
En fouinant dans les librairies (un des grands plaisirs des dimanches ennuyeux d'hiver gris), regarder le livre, le feuilleter en "diagonale", être interpellée que ce soit par une couverture, une quatrième de couverture, des mots saisis au hasard. Il y a aussi la presse spécialisée et depuis peu les visites à quelques blogs dont les billets m'intéressent et peuvent susciter intérêt et envie. Etrange, trop de médiatisation m'en détourne (je laisse alors passer le temps et si vraiment...).
Quel style de lecture?
Ai-je vraiment un style? Tout peut m'attirer. Il est vrai que je réagis très fort aux romans témoignages de vies, de faits, de société, de dissertations philosophiques, d'analyses psychologiques, d'engagements... J'aime aussi les écritures goûteuses, sensuelles, rondes, pleines... J'ai une fidélité à toute épreuve pour quelques auteurs dont j'achète systématiquement tous les livres. De même, le roman d'un écrivain que je découvre et qui m'a plu peut m'entraîner à en acquérir d'autres. J'ai un intérêt particulier pour la littérature du maghreb et un intérêt nouveau et grandissant pour la littérature japonaise.
Qu'est-ce que j'attends de mes lectures?
Rien et tout. Tout et rien. A chaque livre, son apport, son étonnement, son souffle, son ébriété, ses ouvertures et fermetures, ses découvertes et rejets. Chaque écrit est un pas dans la connaissance de soi-même, de soi-même par rapport aux autres et de soi-même par rapport au monde. Une critique négative ou mitigée ne m'empêchera pas de me procurer le livre et de me faire mon propre avis.
Mes petites manies.
Je paraphe tous mes livres, je supporte mal de prêter ("Un livre rare est un livre prêté et rendu" - j'ai quelques livres "rares" qui se promènent...), j'adore lire des extraits à haute voix et raconter les livres qui me passionnent à celui qui partage ma vie et qui, lecture et recherche professionnelles obligeant, n'a guère de temps pour lire les autres. J'emporte toujours et partout le livre que je lis.
samedi 24 mai 2008
Au jardin...
Rose "Gloire de Dijon" (David Austin).
mardi 13 mai 2008
Flore et Pomone en littérature.
Epis mauves et épis jaunes. Douceur et violence, le cytise s'épanouit au jardin, fascine et terrorise. Ses fleurs éclatantes sous le soleil sont toxiques et mortelles. La Beauté dangereuse attire et répulse. On le regarde, on ne s'approche pas trop, on évite de le toucher. On est presque content lorsque la floraison se termine mais dès le printemps prochain, on se surprend à la rêver, à l'espérer. Contradiction.
Citation anonyme.
samedi 3 mai 2008
Flore et Pomone en littérature
"Je l'ai vue soulever, brandir en l'air, hors des moellons et du mortier, un imposant métrage de grille, tordre les barreaux à l'imitation de ses propres flexions végétales, et marquer une préférence pour l'enlacement ophidien d'un tronc et d'un barreau, qu'elle finit par incruster l'un à l'autre. Il lui arriva de rencontrer le chèvrefeuille voisin, le charmant chèvrefeuille mielleux à fleurs rouges. Elle eut l'air d'abord de ne pas le remarquer, puis le suffoqua lentement comme un serpent étouffe un oiseau.
J'appris, à la voir faire, ce qu'est sa puissance meurtrière, que sert une convaincante beauté."
Colette
dimanche 20 avril 2008
Littérature et lieu.
Namur conserve le souvenir du poète Henri Michaux qui vécut en Belgique jusqu'à l'âge de vingt-et-un ans et prit la nationalité française en 1955. Son oeuvre inclassable comprend "Mes Propriétés" (1929), "Un certain Monsieur Plume" (1930), "Exorcismes" (1945)... Ses dessins et peintures illustrent souvent ses volumes poétiques. Imaginaire, drame, univers fantastique, contestation, inconscient, surréalisme personnel, solitude et désespérance, malgré l'humour, le caractérisent.
"Je ne sais pas faire de poèmes, ne me considère pas comme un poète, ne trouve pas particulièrement de la poésie dans les poèmes et ne suis pas le premier à le dire. La poésie, qu'elle soit transport, invention ou musique, est toujours un impondérable qui peut se trouver dans n'importe quel genre, soudain élargissement du monde. Sa densité peut être bien plus forte dans un tableau, une photographie, une cabane. Ce qui irrite et gêne dans les poèmes, c'est le narcissisme, le quiétisme (deux culs de sac) et l'attendrissant assommant sur ses propres sentiments. Je finis par le pire : le côté délibéré. Or, la poésie est un cadeau de la nature, une grâce, pas un travail. La seule ambition de faire un poème suffit à le tuer."
"L'Art poétique".









