jeudi 8 mai 2008
L'auteur du mois.
Yasmina Reza, née le 1er mai 1959.
Ce livre très, trop court, laisse nos émotions sur leur faim. On comprend et ressent ce que Yasmina Reza veut nous dire : "Rien à tirer de l'enfance. Les écrivains retournent à leur enfance, tôt ou tard. Je ne retourne nulle part, il n'y aurait nulle part où retourner." Ce bref récit nous montre l'inutilité de la nostalgie pour un passé perdu (comme dit la maman), la revanche de s'ancrer dans un sol hospitalier et identitaire (les inhumations au cimetière Montparnasse), la continuité de l'enfance (ses enfants et elle-même) qui s'éloigne dans l'avenir et sera plus tard visitée par le biais d'images et/ou d' écrits, comme dans ce texte. L'auteur s'y dépeint à l'infini sans jamais s'apitoyer, tantôt nous effleurant jusqu'à l'étreinte, tantôt nous laissant assoiffer. On referme le livre, dépité, quelques lignes qui s'envolent, d'elle à nous, confidence, juste une petite...

