Vivre en un jour les quatre saisons

Atmosphères et perceptions ...

mardi 29 avril 2008

Stéphanie Barron - Jane Austen et l'héritage du comte

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Il fallait une spécialiste avérée pour oser de tels livres. Stéphanie Barron (1963) née en Nouvelle-Angleterre l'est sans aucun doute. Imaginer Jane Austen en héroïne "détective" et parvenir à nous y faire croire est l'oeuvre d'un écrivain hors pair et hyper documenté. Tout y est : la famille Austen, les cottages, l'atmosphère, la province campagnarde, les manières et surtout le "ton", les "tons". Ce judicieux mélange permet de pénètrer complètement dans ces aventures sans crier au sacrilège. Oui c'est un policier mais il a ce je ne sais quoi en plus qui ne peut que ravir les amateurs non seulement de littérature typique mais également les admirateurs de Jane Austen. Dans celui-ci, Jane, après le décès de son amour, retourne à Chawton Cottage dans le Hampshire. Cet admirateur lui a légué une malle contenant correspondances secrètes et journaux intimes avec pour mission d'écrire son histoire... Le retour au pays du clan Austen provoque quelques remous, à vous de les découvrir. Pour moi, plus qu'enquète et mystère, c'est la re/création d'une époque et d'une société "so british" qui m'a passionnée.

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lundi 28 avril 2008

Qui?

Indice : auteur dramatique qui connut la prison.

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Qui est-ce?

Réponse trouvée par Aelys, il s'agit de Jean Genêt.

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mercredi 23 avril 2008

Jirô Taniguchi - Quartier lointain (tome 1)

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Mon "premier" manga et j'irai acheter le tome 2 prochainement. Oui je me suis laissé prendre (et détendre) par cette bande dessinée. J'ai patiemment pris le temps de bien regarder les dessins et pas uniquement de lire, lire. Loin de moi l'idée de "rejeter" ce genre : il ne fait simplement pas partie de mes habitudes. "Quartier lointain" m'a plu en ce qu'il "remue" en nous cette envie de recommencer un passé en "sachant" et en bouleversant le cours des choses comme nous le souhaiterions. Vieux rêve que l'homme fait à travers toutes les générations. Ancien fantasme qui soulage les tensions comme tout rêve éveillé aide à nous dépasser. Mécanisme bien naturel de défense lorsque nous nous attristons face aux erreurs que nous nous attribuons. Et si c'était à refaire? L'histoire de Hiroshi nous accroche et on a envie de savoir. Elle dépasse le simple conte en lui donnant une allure "philosophique". Adolescent et homme mûr s'entremêlent et nous font redécouvrir les différences entre les âges d'une vie : il est illusoire de regretter quoi que ce soit... Des dessins sans couleurs aux lignes épurées, des croquis et un texte qui se complètent et fusionnent sans que l'un prédomine sur l'autre et cette sobriété est agréable.

Billet sur le tome 2.

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mardi 22 avril 2008

Aventures quotidiennes.

Num_riser0005 La Pléiade - Tome III

Ces chroniques parues dans "Le Figaro" et publiées chez Flammarion ont été probablement mises en vente en janvier 1925 (copyright 1924). Elles ont été reprises en 1949 par l'édition du Fleuron (sauf "Accidents de printemps", "Foules", "L'Usurpateur" et "Fugue"). En 1973, l'édition du Centenaire chez Flammarion reprend l'édition du Fleuron. Elles ont seulement été réeditées lors de cette dernière publication et depuis lors reprises dans l'édition de la Pléiade qui constitue actuellement l'édition la plus complète et la plus fidèle. (Source La Pléiade - Tome III)

Les notes et variantes en permettent une lecture très précise. En effet, dans l'actualité de l'époque évoquée par Colette, nous croisons des faits de société aujourd'hui disparus ou oubliés ou mal connus et des préoccupations toujours présentes (la femme et la voiture, les assassins célèbres, les portraits de comédiennes comme la Duse ou encore Sarah Bernhardt, les doubles vies, le cinéma, etc...).

Comme toujours, Colette a la phrase qui fait mouche, le trait juste, la description savoureuse qui donne tout son suc à la vie quotidienne, à ses aventures banales et anodines comme à ses déviances.

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lundi 21 avril 2008

Qui?

Indice : "Moi, depuis elle, je n'ai plus ni amour, ni désir, ni besoin, ni espoir qui ne soit en elle", écrit cet auteur dans son agenda, le 28 janvier 1914. Il disparaîtra à l'âge de vingt-huit ans le 22 septembre de la même année à Saint-Rémy la Calonne.

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Qui est-ce?

Réponse trouvée par Oceania et Praline.

Num_riser0013 Alain-Fournier.

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"Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier"

Périple à Epineuil-le-Fleuriel (Cher). C'était le dernier été avant l'ouverture du musée. L'école se refermait à tout jamais sur les rires, les babillages réels. Il ne resterait plus que des ombres dont celles d'Alain-Fournier et d'Augustin et de François et d'Yvonne et de Frantz...

Num_riser0026 L'école en cours de transformation. A travers la fenêtre, on y voyait quelques bancs à l'ancienne.

Num_riser0024 Plaque commémorative.

Num_riser0027 De la fenêtre de sa chambre, le jeune Henri pouvait apercevoir la chapelle Sainte-Agathe qui donna son nom au village dans le Grand Meaulnes.

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Etonnement en découvrant une plaque indiquant un village non loin d'Epineuil.

Num_riser0029 Timbre émis lors du centième anniversaire de la naissance d'Alain-Fournier (1886-1914).

Num_riser0030Un des domaines étranges

Num_riser0031 "Gagné par le plaisir, il se mit à poursuivre le grand pierrot."  Ah! cette fête étrange qui transperce jusqu'au tréfonds de soi. Si bien rendue dans le film de Jean-Gabriel Albicocco en 1967 avec Brigitte Fossey, parfaite Yvonne de Galais.

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dimanche 20 avril 2008

Littérature et lieu.

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Namur conserve le souvenir du poète Henri Michaux qui vécut en Belgique jusqu'à l'âge de vingt-et-un ans et prit la nationalité française en 1955. Son oeuvre inclassable comprend "Mes Propriétés" (1929), "Un certain Monsieur Plume" (1930), "Exorcismes" (1945)...  Ses dessins et peintures illustrent souvent ses volumes poétiques. Imaginaire, drame, univers fantastique, contestation, inconscient, surréalisme personnel, solitude et désespérance, malgré l'humour, le caractérisent.

"Je ne sais pas faire de poèmes, ne me considère pas comme un poète, ne trouve pas particulièrement de la poésie dans les poèmes et ne suis pas le premier à le dire. La poésie, qu'elle soit transport, invention ou musique, est toujours un impondérable qui peut se trouver dans n'importe quel genre, soudain élargissement du monde. Sa densité peut être bien plus forte dans un tableau, une photographie, une cabane. Ce qui irrite et gêne dans les poèmes, c'est le narcissisme, le quiétisme (deux culs de sac) et l'attendrissant assommant sur ses propres sentiments. Je finis par le pire : le côté délibéré. Or, la poésie est un cadeau de la nature, une grâce, pas un travail. La seule ambition de faire un poème suffit à le tuer."

"L'Art  poétique".

Posté par Lune de pluie à 08:32 - DE CHOSES ET D'AUTRES... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 19 avril 2008

Yoko Ogawa - La Formule préférée du Professeur

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Oh! que ce livre est beau! Au-delà d'un huis-clos qui aurait pu être étouffant, Yoko Ogawa réussit un tour de force : nous "poser" dans un coin de la pièce un peu vieillote, sentant le renfermé, d'un pavillon fragile au bout d'un jardin. Un ancien professeur de mathématiques y vit, doté, après un accident, d'une mémoire de seulement quatre-vingt minutes. Vous pouvez imaginer ce que cela représente et peut avoir de pénible. Une aide-ménagère, avec délicatesse et subtilité, parviendra à créer une véritable communication allant au-delà de ce handicap. Tout simplement parce que le respect et l'empathie ouvrent des portes, malgré la différence. Son fils fera partie de cette aventure qui les liera tous les trois à jamais jusqu'à la disparition naturelle du vieil homme. Nous suivons cette amitié indemme de laideur et faite de transmissions qui pèseront sur l'avenir de l'enfant.  Son ciment principal est les mathématiques auquelles la plume de Yoko Ogawa attribue une poésie que j'ai rarement rencontrée. C'est avec une machine à calculer en main que j'ai poursuivi ma lecture, étonnant la réfractaire aux chiffres que je suis. Voilà qu'elle a réussi avec cette histoire à me les faire appréhender autrement ou du moins à en apercevoir la beauté que je croyais uniquement littéraire et artistique. Il y dans ce livre des mots de tendresse, des sourires et tellement de rêves qui en découlent... Oh! que ce livre est beau!

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vendredi 18 avril 2008

Roald Dahl - Charlie et la chocolaterie

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A partir de 9 ans, pas de problème, pas de gêne...  Avec délectation, j'ai eu neuf ans pendant deux heures. J'ai adoré et visité la chocolaterie Wonka avec l'envie de me promener sur la rivière de chocolat et que Mr Willy Wonka m'offre un verre de ce breuvage divin qu'il a créé. J'ai pénétré, curieuse, dans toutes les pièces auquelles ce magicien philosophe nous donnait accès. Bref, j'ai aimé ce livre (et n'ai pas vu le film) plein de gourmandises et... de bons sentiments. Il date déjà de 1964 et est devenu un classique de la littérature jeunesse. On comprend pourquoi, il est fascinant.

Petite fille, j'ai lu "Histoire d'un Casse-noisette" d'Alexandre Dumas. J'avais également été fascinée par le village de "Confiturembourg" où des fontaines de jus de fruits, des murs en massepain, etc... faisaient palpiter fantasmes et papilles. Je ne peux m'empêcher d'établir un parallèle : le rêve à partir des nourritures enfantines préférées, le monde parfait en sucre fondant comme la bonté, message que chacun de ces auteurs essayent d'inculquer au jeune lecteur.

Billet tome 2.

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jeudi 17 avril 2008

L'auteur du mois.

Num_riser0001Ian Rankin, né le 28 avril 1960.

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Les Etoiles de Lune : ***

Tous les ingrédients requis pour un bon policier s'y trouvent : personnages attachants, enquêtes à rebondissements, atmosphères troubles, rythme dans l'action et enfin un inspecteur typé que l'on suit dans ses recherches comme dans sa vie. Sur fond d'Edimbourg, dans un quartier miné par la drogue, où habitent des rejetés de la société, l'inspecteur Rebus cherche à comprendre comment et pourquoi Ronnie, un junkie, est mort. Un pentagramme a été dessiné sur le mur, face au corps entouré de bougies. Est-ce l'oeuvre d'adeptes de la magie noire? Parallèlement un monde de promoteurs bâtisseurs, de notables intéressés gravitent dans la sphère des investissements qui donneront un essor nouveau à cette ville et à leurs affaires. Ne faut-il pas aussi investiguer dans cet autre monde? Ian Rankin s'y entend pour nous mener, haletants, d'un lieu à un autre, d'une vie à une autre. Policier agréable mais je me rends compte de plus en plus que ce style de littérature (à quelques exceptions près) ne me passionne pas outre-mesure.

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