lundi 11 février 2008
Yoko Ogawa - Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie suivi de Un thé qui ne refroidit pas
Un seul mot me vient : "délicatesse". Tout au long de la lecture de ces deux nouvelles, des lieux, des odeurs, des états, des sentiments nous effleurent. J'ai eu l'impression d'être au coeur d'une estampe dont les lignes épurées m'atteignaient doucement sans heurt et me renvoyaient pourtant au centre d'inquiétudes et de douleurs banales. Le bout d'un pinceau effilé dessine les histoires, on arrive surpris à la dernière page, étonné que ce soit déjà fini et que cela se termine comme cela. Ce n'est qu'après qu'on perçoit l'écho qui perdure en nous. Ce sont comme des ronds dans l'eau qui nous atteignent et nous laissent désemparés face à l'inconscient que nous ne percevons pas toujours, face à l'enfant meurtri, face à l'amour parfait, face à la mort qui dans ce livre ne nous fait pas peur. La délicatesse en tout, même dans la souffrance la plus intérieure, la plus difficilement compréhensible à nos pauvres sens humains.
Commentaires
Je ne sais pas si je vais noter ce livre-là en particulier (j'ai noté l'auteure à plusieurs reprises déjà et j'ai décidé de lire le premier qui me tombait sous la main) mais je dois te dire que j'adore lire tes billets. Tu écris vraiment, mais vraiment bien!
Tu me donnes envie de découvrir cet auteur. C'est probablement le terme d'estampe qui m'a attirée...
J'aime beaucoup les nouvelles et celles-ci me semblent parfaites pour bien débuter avec l'auteur !! Tu viens de me rappeler que je n'ai pas encore commencé mes challenges houlala !!!
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